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Service Commun de la Documentation

Bibliothèque numérique patrimoniale

À propos de cette collection

Avec près de 50 000 titres dont environ 6000 antérieurs à 1811, les collections patrimoniales scientifiques et techniques constituent les fonds anciens et précieux les plus importants parmi ceux conservés par le Service Commun de la Documentation de l’Université de Strasbourg.

 

Leur origine est double. Une partie provient de la bibliothèque de l’Académie (l’université de Strasbourg avant 1870) épargnée par les bombardements intervenus lors du siège prussien de la ville en août 1870 ; l’autre est constituée des multiples achats et dons rassemblés par la Kaiserliche Universitäts- und Landesbibliothek zu Straßburg (aujourd’hui Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg) à partir de sa création en 1871.

 

Par son importance numérique, environ 5000 titres, le fonds ancien de physique traduit le rôle de premier plan de l’Université impériale de Strasbourg (Kaiser-Wilhelms-Universität Strassburg) dans l’organisation générale de la physique allemande entre 1872 et 1918. Parmi les achats significatifs figure notamment l’importante bibliothèque du physicien, historien des sciences et professeur à l’Université de Berlin Johann Christian Poggendorff (1796-1877).

 

Strasbourg fut également, et demeure jusqu’à la période contemporaine, un centre important de la chimie, « passion des universitaires strasbourgeois et alsaciens » (Paul Féderlin). Dès le XVIè siècle, les publications d’alchimistes y firent florès. À partir du XVIIè siècle, la chimie accompagna le développement des études médicales et pharmaceutiques. Au XVIIIè siècle, Jacob-Reinbold Spielmann (1722-1783) y professa  la médecine, la chimie et la botanique, y rédigea et publia, entre autres, Institutiones chemiae (1763 et 1766),  Pharmacopoea generalis (1783) qui incluait des méthodes de préparations pharmaceutiques. En 1789, la maître des forges Philippe-Frédéric De Dietrich (1748-1793) lançait avec Lavoisier les Annales de la chimie afin « de suppléer au peu de connaissance que l’on a généralement en France de la langue allemande ». Au XIXè siècle, Louis Pasteur (1822-1895) passa six années décisives à Strasbourg, de 1848 à 1853. Son successeur Charles Gerhardt (1816-1856) y réussit la première synthèse de l’acide acétylsalicylique, la molécule de base de l’aspirine. Dans le cadre de l’université impériale allemande de 1872 à 1918 (Kaiser-Wilhelms-Universität Strassburg), la chimie tint une place centrale marquée par les travaux d’Adolf von Baeyer (1838-1917), Rudolf Fittig (1835-1910), Johannes Thiele (1865-1918), Felix Hoppe-Seyler (1825-1895) et de leurs équipes.

 

Avec plus de 5800 ouvrages publiés avant 1918 dont des exemplaires des bibliothèques de  Jacob-Reinbold Spielmann (1722-1783), de Jean Hermann (1738-1800), de Friedrich-August Flückiger (1828-1894), le fonds ancien de chimie offre un vaste panorama de l’évolution de la discipline de sa « préhistoire » jusqu’au début du XXè siècle.

 

Parmi les titres numérisés récemment en physique et en chimie, notons le traité fondateur de l’hydrodynamique moderne du physicien et mathématicien suisse Daniel Bernoulli (1700-1782) Hydrodynamica, édité à Strasbourg en 1738 ou encore l’édition de 1556 de Francfort-sur-le-Main de Das newe Distillen Buch de Walther Hermann Ryff.

 
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